Publié le 19/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
Pendant la colonisation des Indes par les anglais, les chasses au tigre faisaient parti des points favoris pour l'amusement.
L'un de mes nombreux tableaux peint en 2004
Publié le 19/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
Le tigre de Sibérie occupe un territoire très vaste et vit en solitaire, notamment en raison du peu de proies présentes sur son environnement. En effet, les proies du tigre sont en nombre trop faible pour permettre à plusieurs individus de vivre ensemble au même endroit. Le territoire du tigre de Sibérie est nettement plus étendu que chez les autres tigres : chez une femelle, il peut atteindre 500 km², et celui d’un mâle, 1 300 km² ! Si les sources d’approvisionnement son stables dans la région, il peut occuper ce territoire pendant de nombreuses années. Lorsque les proies sont rares, il effectue de longues migrations et parcourent souvent des centaines de kilomètres, dont parfois une cinquantaine dans la même journée !
Sur son territoire, le tigre peut posséder plusieurs tanières, en guise d’abris pour se cacher lorsqu’il se sent menacé, ou en guise de gîtes pour avoir une aire de repos connue lors de ses périples sur son territoire. Il possède également un endroit de ravitaillement que l’on appelle le domaine vital.
Publié le 19/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
Mâles et femelles marquent les frontières de leurs domaines respectifs de fèces et de jets d’urine à l’odeur très forte sur les arbres et les buissons. Ils peuvent également déposer des touffes de poils autour du territoire et marquer les arbres en déchiquetant l’écorce grâce à leurs terribles griffes. Ces marques, qu'ils rafraîchissent régulièrement, sont destinées à signaler leur présence et décourager les intrus. Toutefois, seul le mâle, dont le territoire recoupe souvent celui d’une femelle, le défend, farouchement d’ailleurs, contre l’intrusion d’autres mâles. Il protége surtout les zones clés de son territoire extraordinairement vaste, comme le long de la frontière avec une femelle, ou dans une zone riche en proies.
S’il projette son urine pour marquer son territoire, le tigre est aussi l’un des rares animaux à recouvrir ses excréments de terre… ou de neige, selon la saison.
La journée type d’un tigre est passée le plus souvent à arpenter son territoire, pour à la fois le surveiller et le défendre, mais aussi pour chasser et se nourrir. Quand il fait chaud, le tigre peut aussi se baigner, et faire ensuite une longue sieste.
Publié le 19/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
Malgré sa vie solitaire, le mâle tolère les femelles et autorise les deux sexes à traverser son domaine vital. Deux mâles peuvent se retrouver en compétition pour un territoire, une proie ou même une femelle. Ils commenceront d’abord par des tentatives d’intimidation (en montrant leur dentions, et en poussant leur rugissement) et si aucun des deux ne se décourage, un combat titanesque s’ensuit, qui peut avoir comme issue la mort de l’un d’eux. Mais le plus souvent, un des deux se décourage après avoir fait connaissance avec le force de l’adversaire… Parfois, deux tigres se rencontrent hors contexte de compétition, et se saluent alors comme le font les chats. Ils se louchent le museau ou se frottent les flancs, puis poursuivent leur chemin. Ils peut aussi arriver, rarement, que deux tigres collaborent ensemble pour la capture ou la défense d’une proie. Ils peuvent aussi se retrouver pour partager un repas.
Publié le 19/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
Le pelage du tigre de Sibérie est pratiquement le même que ses cousins d’Asie du Sud, mais légèrement plus clair, variant du jaune à l‘orange très clair. Il porte aussi les saillantes rayures noires, au nombre de 10 à 15, formant des bandes transversales sur l'ensemble du corps, mais moins marquées toutefois que chez les autres tigres. Détail amusant : les rayures de la robe sont différentes chez chaque tigre, ainsi que les taches qu’il porte sur les flancs. Chaque individu a donc une robe différente ! Les rayures chez le tigre sont un peu comme les empreintes digitales chez l’homme !
Son pelage lui permet, l’été, de se confondre dans le paysage boisé de la Sibérie. L’hiver, le pelage s’éclaircit encore plus, afin de se confondre cette fois avec le paysage enneigé. On notera aussi que dès le début de l‘automne, le tigre de Sibérie se pare d’une épaisse fourrure blanche sur le ventre, ainsi que d’une couche de graisse de 5 cm, tout cela pour mieux s’adapter au long et rugueux hiver de la Sibérie. Les mâles portent en outre une petite barbe blanche de chaque côté du museau.
Comme beaucoup de félins, les tigres de Sibérie sont très coquets. Mâles et femelles entretiennent leur pelage chaque jour ; ils passent beaucoup de temps à se lécher pour être propre.
Publié le 19/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
Le tigre de Sibérie, malgré la protection du régime soviétique, a vécu le XXème siècle comme un véritable holocauste. La récession économique en Russie favorise un braconnage quasi-intensif. Le tigre est en effet victime de sa réputation : il a une grande valeur marchande en Asie. Sa sublime fourrure peut être revendue au marché noir pour un tarif avoisinant les 10 000 € !
En extrême orient, et notamment en Chine, les organes du tigre sont très recherchés car ils auraient des prétendues qualités curatives quasi-miraculeuses. Tous leurs organes, de la tête à la queue, sont dépouillés et revendus pour un prix surpassant souvent les 2 000 €. Voici un petit aperçu de certaines extravagances de la médecine chinoise :
soupe au cerveau contre la fatigue et l’acné, les globes oculaires contre l‘épilepsie, les moustaches contre le mal aux dents, la bile contre les convulsions chez les nouveaux-nés et les plus jeunes, le gras contre les rhumatismes et même la lèpre, les os soignent eux aussi les rhumatismes, la queue contre les maladies de peau. Et la plus singulière de toutes, la soupe de pénis (!) serait un aphrodisiaque ultra-puissant, qui donnerait une grande force sexuelle à l‘homme qui en mangerait (légende basée sur la virilité du tigre, qui, il est vrai, peut avoir une vingtaine de rapports sexuels pendant la même journée et ce sur une durée d’un mois !…)
Les tigres de Sibérie ont dû s’adapter à l’hiver. Ils leur doivent leur robustesse et leur épaisse fourrure. Mais l’hiver bien souvent les trahit aux yeux des braconniers, en révélant leurs traces sur la neige et en dénudant la forêt qui les dissimule habituellement des regards.
Publié le 19/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
Heureusement, les autorités veillent et certains braconniers se font prendre. De même qu’en Afrique, on détruit les défenses des éléphants pour lutter contre le braconnage, on brûle ici les peau des cadavres arrachées aux mains des braconniers…
Publié le 19/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
photo montrant le tigre victime du braconnage... les braconniers capturent un jeune tigre, et le neutralisent à l'aide d'un bout de bois coincé dans la bouche. Les braconniers ne le tuent pas de suite de peur d'abîmer la fourrure et les organes, revendus au plus haut prix au marché noir. Ils le tuent après, très proprement (…) et se mettent à plusieurs pour transporter le cadavre
Publié le 21/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
La pratique de la Chine des fermes d'élevage de tigres suscite de sérieuses inquiétudes parmi les participants à la conférence de la CITES sur les espèces menacées, que la Chine a tenté de calmer sans convaincre. Les fermes d'élevage de tigres sont soupçonnées de fournir le marché de la médecine traditionnelle chinoise.
La Chine, qui constitue le plus grand marché pour les produits dérivés du tigre, utilisés par la médecine traditionnelle chinoise, a interdit en 1993 le commerce intérieur de tels produits.
Mais les éleveurs chinois font aujourd'hui pression sur Pékin afin d'obtenir le rétablissement de ce commerce.
Ce commerce permettrait la création d'un marché légal pour les tigres d'élevage et fournirait également une couverture pour les trafiquants qui pourraient mettre sur le marché des produits d'animaux sauvages, s'inquiètent les organisations non gouvernementales (ONG).
Les participants au forum de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées) fait barrage mercredi en adoptant une résolution indiquant que "les tigres ne devraient en aucun cas être élevés en captivité pour le commerce de leurs parties ou de leurs produits dérivés
"Je pense qu'il va maintenant être difficile à la Chine de prendre la mauvaise décision", a commenté Susan Lieberman, directrice du programme des espèces au Fonds mondial pour la nature (WWF). "Si la Chine levait son interdiction, ce serait la fin des tigres sauvages
dans les autres pays", a-t-elle ajouté.
Tous les tigres et autres grands félins d'Asie sont inscrits depuis 1975 à l'annexe I de la CITES, celle qui interdit le commerce international des espèces menacées d'extinction.
Le texte de la résolution adoptée à La Haye précise que les activités des fermes d'élevage de tigres doivent être limitées à un niveau ne permettant que la conservation de l'espèce et non pas l'élevage à grande échelle.
En Chine, quelque 5.000 tigres sont actuellement élevés en captivité.
Publié le 21/08/2008 à 12:00 par diamanpaix
Il y a probablement plus de tigres en captivité en Chine que dans le monde entier à l'état sauvage", estime Kristin Nowell, spécialiste des félins au programme de surveillance TRAFFIC, géré par le WWF et l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
La Chine a fait valoir dans un document présenté à la CITES que ces élevages pourraient contribuer à la conservation de l'espèce, mais également "constituer une base régulière pour la réutilisation potentielle d'os de tigres et de fourrures".
Pékin a cherché à "tâter le terrain" au cours des débats sur cette question à La Haye, estime Kristin Nowell.
La Chine attend les résultats d'une étude destinée à évaluer la possibilité de vendre des remèdes à base d'os de tigres dans les hôpitaux et d'affecter les recettes à des mesures en faveur de la conservation du tigre, selon Wang Weishang, responsable du département de la faune sauvage.
Pékin assure que ces fermes ne sont pour l'instant que de simples parcs d'attraction pour touristes, mais les ONG soupçonnent qu'elles sont à l'origine de trafics illégaux.
La CITES a demandé à Pékin d'enquêter sur une affaire révélée par la chaîne de télévision ITN concernant une ferme d'élevage de tigres située dans la région autonome du Guangxi (sud de la Chine), ayant vendu de la viande de tigre à un restaurant local.
"Nous espérons que cette affaire suscitera un débat sur la question de savoir si la Chine doit continuer à autoriser le développement sans limites de fermes d'élevage de tigres par des entrepreneurs privés qui se plaignent ensuite de difficultés financières et font pression pour rouvrir le commerce afin de rembourser leurs investissements", a indiqué Steven Broad, directeur éxécutif international de TRAFFIC.